
L'État encourage les Français à préparer leur retraite. Pour cela, il a créé des avantages fiscaux qui peuvent considérablement augmenter la performance réelle de votre épargne. Mais encore faut-il savoir comment et quand les utiliser.
Le principal outil à connaître lorsque l’on est fiscalisé : le Plan d'Épargne Retraite (PER).
Lorsque vous versez de l'argent sur un PER, vous pouvez déduire ces versements de votre revenu imposable. Concrètement, l'État vous rembourse une partie de votre effort d'épargne sous forme de réduction d'impôt.
Exemple concret : Vous êtes imposé à 30 % et vous investissez 10 000 € sur votre PER. → Votre impôt diminue de 3 000 €. → Mais ce sont bien 10 000 € qui sont investis et qui travaillent pour vous.
Votre effort réel d'épargne n'est que de 7 000 €, mais c'est 10 000 € qui génèrent des gains. C'est un effet de levier fiscal qui augmente mécaniquement la rentabilité de votre placement.
Le montant déductible est plafonné chaque année. A noter, les plafonds sont particulièrement généreux pour les professions libérales et les indépendants : ils peuvent déduire jusqu'à 25 % de leurs revenus professionnels, contre 10 % pour les salariés.
C'est un avantage considérable, trop souvent sous-utilisé.
Reprenons l'exemple précédent sur quelques années :
La performance apparente est de +50 % (de 10 000 à 15 000). Mais si l'on tient compte du fait que votre effort réel n'était que de 7 000 €, la performance nette est de +114 %. C'est la puissance combinée de la fiscalité et des intérêts composés.
Le PER est bloqué jusqu'à la retraite (sauf cas exceptionnels comme l'achat de la résidence principale et accidents de la vie). Et les retraits sont imposables. Il faut donc que l'avantage fiscal à l'entrée compense ces contraintes.
En pratique :
L'important n'est pas de choisir l'outil le plus connu, mais celui qui correspond à votre situation fiscale réelle.
Et chez Enjeu Capital ?
Nous veillons à ce que chaque épargnant utilise le bon outil au bon moment. Si une assurance-vie est plus adaptée qu'un PER dans votre cas, nous le disons clairement sachant que nous réexaminerons la situation chaque année.
Vous choisissez donc selon ce qui est fiscalement optimal pour vous, pas selon ce que quelqu'un cherche à vous vendre.